Marathon de Niagara Falls

Marathon de Niagara Falls
27 octobre 2013

C’est à partir de cette date que j’ai pu enfin crier haut et fort que j’étais un marathonien! Un sentiment d’accomplissement indescriptible. Je crois que le sentiment de fierté était autant d’avoir travaillé avec assiduité jour après jour lors de mon entraînement que d’avoir conclu la mythique distance du marathon sur mes deux jambes.

J’ai fait preuve d’une rigueur que je n’avais jamais déployée auparavant. Par exemple, se lever à 4 h pour faire une sortie, car la journée était déjà complète. Ou encore, des partys de famille où je refusais de boire, car je devais courir à la suite du party. Bref, je me suis dépassé. C’était un marathon contre moi-même qui a permis de découvrir des qualités personnelles que je n’avais pas encore découvert!

Maintenant, parlons de la course. Nous sommes partis en Communauto le samedi matin, j’ai conduit la distance sous un vent et une pluie intense! Nous avions réservé dans une petite hôtel familial; Le Skyline Inn http://www.skylineinnniagarafalls.com/

À notre arrivée sur l’heure du dîner, nous avons mangé dans un petit resto italien et en soirée, j’ai fait plaisir aux enfants en allant manger dans un resto thématique : Le Rainforest Cafe
Rainforestcaferainforest2

La veille du marathon, je toussais beaucoup. Cela m’a beaucoup fait douter devant l’inconnu qu’est le marathon. Disons que je paniquais un peu. Ma femme m’a frotté avec du vicks et j’ai ainsi pu dormir comme toute personne qui fait son premier marathon. Si vous préférez, je n’ai pas tellement dormi… mais bizarrement, je n’étais même pas fatigué! 🙂

Le marathon de Niagara a la particularité de partir à Buffalo, NY, on fait quelques kilomètres en sol américain avant de traverser le Peace Bridge. Bref, le passage le plus rapide aux douanes de mon existence.

J’ai décidé d’opter pour une vitesse de 4:50/km en espérant conclure le marathon sous les 3 h 30. Et dire que moins de deux ans auparavant, j’avais de la difficulté à maintenir un rythme de 5 minutes par km sur la distance de 5 km!! C’est fou comme l’entraînement nous fait progresser!

Au départ, il y a eu l’interprétation des hymnes nationaux canadiens et américains. Comme dirait Elvis Gratton; ils l’ont-tu l’affaire les Amaricains? Petit problème avant de partir, je réalise soudainement que j’aurai des frais d’itinérance si je démarre mon application de Runtastic PRO pour permettre à ma femme et mes enfants de me suivre. Je la texte en catastrophe et j’oublie cette bebelle technologique.

Dans les rues de Buffalo, seules quelques personnes nous encouragent. Je crois que les gens ne savent même pas qu’il y a un marathon! Et voilà le Peace Bridge… un tit brin venteux, mais c’est magique. Les gens qui attendent en fil avec leurs voitures nous encouragent. Je me sens flotter pendant ce premier marathon.

Dès que je quitte le Peace Bridge, je sors mon cell et démarre l’application en sol canadien! La température frisait le zéro, mais je ne ressentais pas le froid malgré le vent de face assez soutenu pendant la majorité du parcours.

Un peu après le pont, je vois ma femme et mes deux gars… mes fils tiennent une pancarte pour m’encourager avec la photo de ma maman qui est décédée; j’en ai les larmes aux yeux, car c’est à elle que je dédis ce dépassement de ma personne.
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En passant à côté d’eux, je cris à ma femme que j’ai démarré mon runtastic.
niagararuntastic

Ma conjointe conduisait la Communauto jusqu’à chaque endroit que nous avions désigné préalablement. Et je sais très bien quand je vis les croiser. Je sépare ma course dans l’objectif de les revoir. Un peu après le demi, on a fait un ravitaillement! Très drôles, mes fils ont couru à mes côtés pour faire un échange de bouteilles! Très drôle et encourageant.

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J’ai réussi à maintenir mon pace pendant 31 km, par la suite je me suis battu pour rester sous les 6 minutes du km. Je n’ai jamais marché et plus les kms avançaient, plus je réalisais que j’allais devenir marathonien. Honnêtement, j’ai terminé avec le sourire et les yeux plein d’eau. J’ai ensuite réclamé une bonne coors light et j’ai pris des photos souvenirs avec ma médaille. J’avais peine à croire que j’avais réussi quelque chose que je croyais impossible pour moi. D’avoir terminé un marathon, cela me lançait comme message que rien n’est impossible quand on y croit!

https://connect.garmin.com/activity/396351406

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Et après le marathon, je ne voulais pas décevoir mes enfants, alors je suis sorti avec eux dans les musées, les arcades, aux chutes, etc. Bref, j’ai marché toute la soirée sans arrêt. J’avoue que ma démarche était chancelante par bout et je me sentais un peu étourdi mais il fallait bien profiter de Niagara car nous partions le lendemain matin.

apresniagaraarcade
M
algré le marathon, j’étais le meilleur aux arcades!

souvenirmarathon
J
‘ai immortalisé cette journée mémorable dans un cadre. Un brin quétaine mais j’avoue que j’avais un besoin de le graver sur mon mur.

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