Marathon des érables 2016- mon quatrième marathon

Il était trois heures trente du matin, j’étais incapable de dormir. Par contre, pour la première fois, je n’avais pas pensé une seconde au marathon durant cette courte nuit de sommeil. Mais ai-je mieux dormi? Je dirais que non, car j’étais encore sous le choc suite à l’arrestation de l’entraîneur de soccer de mon plus jeune!!!. Disons que ça met le marathon en second plan! Au moins mon fils, dit ne pas avoir eu de problèmes avec lui.

 

Bizarrement, le stress était absent. À cinq heures du matin, j’ai même eu cette réflexion sur Facebook : « J’suis stressé de ne pas être assez stressé. » Banale phrase qui dit tout; je me sentais prêt et j’avais hâte de me retrouver sur la ligne de départ. Nous sommes partis à 5 h 30, pour le départ qui devait être à 7 h 30 au Mont St-Grégoire. Nous avons emprunté le pont Victoria avec un soleil levant à l’horizon. C’était un baptême pour moi, sur ce pont pour le moins particulier.

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Arrivé sur place, la température était pas mal plus froide qu’à Montréal. J’ai ajouté un sac de poubelles pour me protéger du vent du nord. Pendant ce temps, ma femme et mon plus vieux (sortie d’hibernation à 4 h 30) ont marché pendant près de cinq kilomètres, pour m’attendre à un embranchement où j’allais passer à plusieurs reprises. Alors que moi j’en ai profité pour jaser avec les coureurs et coureuses qui attendaient impatiemment le départ de ce premier marathon printanier au Québec.

 

Sur la ligne de départ, je croise des connaissances virtuelles de Strava, Facebook, Twitter, mais surtout d’Instagram. C’était spécial de réaliser que des gens ont suivi ma progression! Avant le départ, j’ai essayé de démarrer mon live tracking sur Runtastic, mais il semblerait que je n’ai pas réussi… ah! la technologie et moi! Le départ a été donné une dizaine de minutes en retard qui semblaient être une éternité.

Rapidement, j’ai croisé François P., avec qui j’ai partagé les 27 premiers kilomètres. Nous avons maintenu un rythme entre 4:44 et 4:50/km. Nous avons affronté le vent sur les rangs et nous avons jasé comme si c’était une longue tranquille du samedi matin. Mais je savais très bien que sa course allait débuté vers les 30-32ième kilomètres. J’ai donc profité de ce moment pour apprendre en jasant avec une personne qui a plus de vingt marathons à son actif. Très inspirant comme début de course.

J’ai pris mon Brix vers le dix-huitième kilomètre, mais avant même cela, je sentais que ma digestion n’allait pas dans le bon sens. Je me suis dit que le sirop d’érable allait peut-être faire disparaître cet inconfort. Malheureusement, ce ne fut pas le cas, et chaque kilomètre me donnait un peu plus la nausée, malgré que mes jambes voulaient encore courir. Environ au 27e kilomètre, j’ai laissé François s’élancer vers sa vraie course et je me suis mis en mode survie. Je voulais continuer à courir, peu importe le rythme. Mais rapidement, les nausées étaient de plus en plus fortes. J’étais incapable de boire mon eau, j’avais envie de vomir. Environ au 31e kilomètre, j’ai inventé une nouvelle discipline où j’ai lancé ma bouteille d’eau inutile vers mon fils, qui a immortalisé l’événement.
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J’ai ensuite alterné la marche et la course sans aucun regret. Je n’avais pas le goût d’être malade pour une simple course. Je voulais m’amuser, et pour le faire, il fallait marcher au détriment du chrono. Certes, je voulais briser le 3 h 30, mais avant tout je voulais courir pour le plaisir, et pour cela c’est mission accomplie. Après les pauses de marche, je réussissais à reprendre un rythme très respectable jusqu’à ce que les nausées soient trop fortes et par la suite je retournais dans la marche. Pendant ces périodes de marche, Laura une abonnée d’Instagram m’a lancé des mots d’encouragements qui m’ont relancé un peu pour quelques instants.

 

J’ai finalement couru les deux derniers kilomètres, en ajoutant même un sprint à la fin. (Je ne fais jamais cela, même dans de plus petites distances). Le chrono final de 3 h 35 min 38 s., est surprenant malgré la marche dans les derniers kilomètres. Mon entourage avait peur de me retrouver déçu de mon chrono. Mais à la place, ils ont trouvé un gars très heureux! Honnêtement, ce n’est pas mon meilleur chrono, mais c’est le marathon dont je suis le plus fier. Je me suis senti en contrôle du début à la fin et il me restait de l’énergie. J’ai même couru à nouveau, en fin d’après-midi pour le relais de la CSMB, afin d’accompagner le groupe de mon fils dans les derniers kilomètres.

 

Résumé STRAVA de mon marathon

 
Et parlons maintenant de l’événement du marathon des érables. Le faible nombre d’inscriptions nous a donné davantage de place pour se réchauffer avant le départ. C’est un avantage important, car l’extérieur était glacial, et je me souviens d’avoir gelé avant un demi-marathon des érables, car nous n’avions pas de place pour nous réchauffer!
 
 
156 finishers ce n’est pas énorme pour un marathon. Pour l’organisation, question de logistique et probablement de coût (car ce n’est pas donné!) Il n’y avait qu’un tapis de chronométrage au départ et un autre à l’arrivée. Alors le suivi Sportstats par les réseaux sociaux était pas mal inutile (pour ma part, ça n’a pas fonctionné!) Certes, il n’y avait pas de gels d’offerts sur le parcours, mais je crois que c’est excellent ainsi. En plus, il fournissait des shooters de sirop d’érable et de la tire… c’est encore plus une source d’énergie naturelle.
 
 
Globalement, la meilleure note, comme à chacune des courses gourmandes, c’est le travail remarquable des bénévoles dynamiques qui rendent cette organisation aussi efficace. On sent que nous sommes importants pour eux et ils le sont pour nous. Un gros merci à toutes ces personnes qui rendent l’événement aussi magique.
 
 
Par ailleurs, j’avais peur de trouver le marathon un peu long au travers des champs, sans encouragement. Mais le principe des rangs allez-retour, donnait l’occasion de croiser d’autres coureurs avec qui nous échangions des encouragements.
 
 
Le seul point négatif fut sur le dernier rang, le rang St-Édouard, où j’ai dû alterner entre l’accotement et la route pour éviter les voitures, qui parfois ne se gênaient pas pour rouler à pleine vitesse juste à nos côtés. Mais je vais pouvoir ajouter dans mes anecdotes de marathon, que je me suis fait couper par un immense tracteur qui en prenait large. C’est surtout le nuage de poussière qu’il nous a envoyé en plein visage, dont je me souviendrai. Mais la situation géographique de la course fait qu’il est impossible pour l’organisation de contrôler totalement les voitures. Il faut juste être plus prudent, comme lors de nos longues sorties en ville. C’est juste que nous ne sommes pas habitués à vivre cela dans une course organisée.
 
 
Je ne peux commenter le repas d’après-course, mon estomac faisait la grève. Mais mon fils était déçu de ne pas trouver le food truck avec la poutine au pulled pork (je le soupçonne de s’être levé juste pour cela). Peut-être sommes-nous partis trop tôt, mais je n’avais pas le goût de chercher, surtout pas pour de la bouffe!
 
 
Bref, belle course que vous pouvez faire en 2017 : Inscrivez-vous
 
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