Le marathon des érables approche

Le jour M, le jour du marathon, ce jour où la cage de mon ego s’ouvre pour laisser s’envoler ma liberté indélébile sur la feuille blanche de la conquête vers chaque kilomètre, jusqu’au fil d’arrivée. Là où ma liberté se cadenasse à double tour dans la cage de mon ego de la satisfaction chronométrée.

 

La vie est fragile, sans avertissements, elle avale vers la mort des gens qui ne le méritaient certainement pas. C’est pour cette raison que je mords dans chaque mètre, chaque kilomètre, le sourire aux dents exhibitionnistes, à courir contre mon ombre pour la surpasser au quotidien. Je me sens comme un boxeur en solitaire qui enchaîne des combinaisons dans l’espace-temps dévergondé. Je suis le coureur de l’indicatif présent, celui qui conjugue le bonheur dans la douleur du surpassement du corps.

 

Les heures se dissipent au cadran irréversible du marathonien. La grande course se pointe au seuil de mon matin. Mes souliers s’ennuient seuls au premier pas de mon entrée. Ma montre s’est reposée au creux de sa charge en plus de liquider les kilomètres du passé. Je n’ai qu’à attendre le départ, pour ensuite attendre l’arrivée au crochet de ma légèreté qui me mènera jusqu’au photographe qui immortalisera un sourire, une larme ou un mélange des deux mais assurément une fierté indescriptible d’avoir surmonté plus de mille kilomètres d’entraînement, pour terminer avec un extra de 42.195 km au milieu des champs de St-Grégoire.

 

Je cours après l’introspection du monologue du coureur qui regarde les kilomètres se dissiper au rythme des foulées de la passion profonde. Je mange l’oxygène comme un enfant dévore une glace au chocolat. Je suis un gourmand de l’effort discipliné. Je suis le disciple de la rigueur au quotidien. Bref, je suis un marathonien, rien de plus, rien de moins.

 

Samedi, 7 h matinal, je m’élancerai vers mon quatrième marathon. Ce genre d’aventure vers l’inconnu. Est-ce que mes jambes et est-ce que mon corps voudront avancer sous les cinq minutes du kilomètre? La surprise sera conservée jusqu’au grand jour. Par contre, le marathon n’est qu’une journée, le vrai marathon est le plan d’entraînement des mois précédents.

 

Place à la course…

 

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