La colonne des apprentissages

2017 en est à ses derniers soupirs, que je réalise mon «Bye Bye» personnel. C’est l’heure du traditionnel bilan annuel. Habituellement, je ne suis pas du genre à écrire ce type de récapitulatif annuel. Mais cette année qui vient de s’écouler, en est une en montagnes russes vives en émotions qui mérite de prendre une pause pour l’analyser. Ainsi au moment de mon hospitalisation, mon docteur a eu la sagesse de m’écrire sur Facebook que j’allais mettre cette aventure dans la colonne des apprentissages! La colonne des apprentissages? Common Doc, y’a rien a apprendre d’une cr… de rhabdomyolyse me disais-je. J’avais simplement perdu le goût de courir de longues distances. J’allais sortir de l’hôpital et reprendre où j’avais laissé en cliquant des doigts. Pourtant l’année avait été si magique, je me sentais invincible.

En janvier 2017, alors que je manquais de motivation, j’ai été approché par Lululemon pour promouvoir le challenge 40-80 sur Strava. Jamais je n’aurais pu imaginer que j’allais découvrir une famille de course si importante. C’est par l’entremise de ce défi que j’ai découvert le Tribe Run Club, mené de mains de maître par Marcus T., ambassadeur du Lululemon de Westmount.

En Janvier et février, je n’ai fait que les deux entraînements par semaine du Tribe, en y amenant mon plus jeune fils, Simon , à l’occasion. J’ai conclu le mois de février avec le 5 km du défi hivernal de l’île-Bizard. J’ai alors eu la chance d’avoir Marcus à titre de lapin personnel, qui m’a aidé à rester concentrer malgré le froid et les jambes qui se fatiguaient! J’ai terminé en 20:27, 4e des 40-49 ans. Car 2017, est aussi l’année de mes 40 ans, l’année où j’ai un peu plus de chance de flirter avec les podiums.

5km ile bizard5km lasalle 2017

Au mois de mars, c’est là que j’ai cliqué sur l’inscription de mon premier 100 km, le MRSQ. J’ai donc débuté la pratique du «commute», en me déplaçant à la course à pied pour me rendre au travail et revenir. Une seule compétition au menu, le 5km de Lasalle où j’ai terminé en 20 minutes. Une quinzième position bien méritée, mais mon ami Alain V. m’avait battu de 10 secondes, j’avais été incapable de l’accrocher sur le boulevard, il était plus fort que moi! Vous voyez bien que l’âge n’a rien à voir, il est peut-être plus vieux que moi, mais il est tellement rapide. Et pour terminer le mois de mars, j’ai fait un marathon improvisé, un jeudi soir accompagné en bonne partie par deux patates bien sympathiques découvertes sur Facebook!

5km st-laurent 2017

Le mois d’avril en a été un en deux tons. Premièrement, j’ai franchi les 400 km pour le mois. Le tout ayant débuter par la 3e course du circuit endurance, avec une ambiance décontractée. Je rigolais sur la ligne de départ du 5 km de St-Laurent avec Alain V. Au départ, on zigzaguait et sans avertissement, j’ai entendu le bruit sourd d’un os qui se fracassait. C’était Alain qui venait de tomber. Impossible de freiner pour revenir vers lui, alors je me suis dépêché à terminer ma course pour retourner le voir. Bref, une épreuve très difficile qui m’a remis en perspective la passion que je pratiquais. Est-ce que ça valait la peine de mettre sa vie sur pause pour quelques secondes au départ? Avant cette course, la question ne se posait même pas, après cette course, elle ne se pose pas non plus; mais pas pour les mêmes raisons!! J’ai terminé la course en 19:36, un PB mais sans aucun sourire.

 

 

Cette aventure m’a rendu craintif, et je n’avais plus le goût de faire des grosses courses. Quand tout-à-coup, Nathalie B. m’a contacté pour promouvoir le défi caritatif du Demi-marathon Scotia Bank de Montréal. J’ai décidé d’embarquer dans l’aventure du demi en amassant des fonds pour la Fondation de l’hôpital pour enfants de Montréal avec le Tribe run Club. Je me présentais sur la ligne de départ sans trop savoir à quoi m’attendre sur cette distance. J’ai finalement conclu avec un retentissant record personnel de 1:28.34. 

 

 

Et en même temps, cela m’a permis de regagner rapidement de la confiance pour les départs en groupe. Il est certains que je vais demeurer craintif, et plus prudent qu’autrefois. Ça doit faire partie des fameuses colonnes de l’apprentissage que m’a mentionnées mon docteur.

 

 

Au mois de mai, j’ai débuté en lion avec un PB de 19:08 au 5 km de la course de Ste-Thérèse. Je me sentais en forme comme jamais, et invincible. Il s’agissait aussi de ma première médaille pour une 3e place des 40-49 ans! Deux semaines plus tard, j’attaquais le marathon de Longueuil, pour abattre mon record. Ce fut une journée mémorable, c’est la première fois que j’affrontais le marathon sans réel plan d’entraînement. Et ce fut un succès sur toute la ligne! Sous les 3h20, c’était au-delà de mes espérances. J’étais tout simplement sur un nuage; ma meilleur saison de course à pied, et de loin. Tout cela depuis que j’ai échangé ma carte OPUS contre un sac Ultimate direction.

 

Le mois de juin approchant, je savais que mon épreuve ultime arrivait à grand pas. Le fameux MRSQ 100 km. J’étais prêt, plus fort que jamais à affronter cette distance. Je n’avais jamais autant couru, et je n’avais jamais couru aussi rapidement! J’ai été sage jusqu’au grand jour, car j’ai ralenti le rythme de mes déplacements. Et est arrivé la nuit de la St-Jean-Baptiste où je me suis lancé avec Éveric L. dans cette folle aventure, que soit dit en passant, j’ai terminée! Avec le recul, la colonne de l’apprentissage se situe au niveau de l’écoute active de mon propre corps. D’apprendre à abandonner même si on a peur de décevoir les autres, même si on a peur de se décevoir, même si on s’est entraîné tellement fort. Par contre, j’ajouterais dans cette colonne que d’attaquer des records personnels au 5 km, demi et marathon, un mois avant son premier 100 km, c’est un peu imbécile. Se sentir plus fort que l’on est vraiment constitue aussi, à mon avis, un cul-de-sac de la réussite.

 

Tardivement en juillet, j’ai débuté un retour progressif en alternant marche et course avec ma femme. Ce fut le moment le plus pénible de mon entraînement annuel, car je n’avais plus d’énergie, et c’était décourageant de me voir reculer autant. Honnêtement, je ne pensais pas redevenir le coureur que j’étais. Par contre, je savais qu’à partir de la rentrée, je ne pourrais pas utiliser la voiture de ma conjointe. Donc, je devais être capable de courir 6 km, sans trop de problèmes. Ainsi, à partir d’août, j’ai débuté quelques allés ou retours pour m’habituer. Je prenais une pause avant les montées, et je ne me rendais pas au bout en courant. Mais plus les jours avançaient, plus je gagnais quelques mètres de course. Parfois, je croisais mon doc qui faisait le trajet inverse. Il me rassurait en me disant que c’était normal de trouver le retour difficile, d’y aller à mon rythme.

Septembre et octobre ont été des mois de coureur navetteur assidu. J’en ai même profité pour expérimenter ma première course de trail. le 20km de l’Ultranza. J’ai eu beaucoup de plaisir à courir dans la boue mais je suis peut-être pas suffisamment téméraire pour ce genre de course. 

 

En novembre et décembre, j’ai décidé de débuter l’aventure des Étudiants dans la course (EDLC). Vous savez ce sont les jeunes avec des chandails rouges lors des courses. C’est ainsi ma manière de partager ma passion avec des jeunes qui pourront bénéficier d’une organisation bien rodée, en plus de mentors d’expérience pour franchir la ligne d’arrivée du Marathon de Montréal. 

C’est aussi en novembre que j’ai le moins couru, car j’ai été visité mon frère au Kansas où j’ai couru un peu, mais je n’avais pas à courir pour me rendre au travail, alors c’est beaucoup plus difficile d’accumuler les kilomètres.

Résumé 2017:

Janvier: 163km

Février: 96km

Mars: 384km

Avril: 406km

Mai: 317km

Juin:  287km

Juillet: 26km

Août: 129km

Septembre: 245km

Octobre: 269km

Novembre: 172km

Décembre: 316km

Total: 2800km

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