Je n’ai pas toujours couru aussi vite…

Plus souvent qu’à mon tour, j’entends des gens me dire, ouin mais toi tu cours vite ou je ne veux pas courir avec toi car j’ai peur de te ralentir car je ne suis pas assez vite! Mettons une chose au clair; je ne suis pas un athlète olympique, je ne suis même pas un marathonien assez rapide pour m’aligner à Boston. Alors pour vous je suis peut-être une gazelle, comme pour moi, d’autres coureurs sont à mes yeux tout simplement inaccessibles. Par contre, une chose est identique pour nous tous, nous mangeons des kilomètres avec passion, et c’est l’essentiel!

Personnellement, à l’adolescence j’étais un marcheur athlétique et un coureur assez bon pour me classer dans les finales provinciales de cross-country scolaire. Sur route, il m’était facile de faire le 5 km sous les vingt minutes et même sous les dix-neuf minutes! Et puis est arrivé le CEGEP, la bière, la bouffe et une grossesse sympatique! La sédentarité me dévorait de l’intérieur, et mes grandeurs de pantalons explosaient. Tout-à-coup en 2007, Mike Morin, mon coach à l’adolescence, m’invite à faire un petit 5 km à la Grande virée des sentiers à St-Bruno. J’ai tout de suite accepté de relever le défi d’un petit 5 km. Je peux vous garantir que je n’ai jamais regretté une décision autant que cela; 32:10 qui ont paru aussi longue qu’un marathon. Bref ce fut pénible. Je venais de réaliser que je n’étais plus en forme du tout.

En octobre 2008, je tente ma chance à nouveau au 5km du Demi-marathon de Granby. Encore là ce fut difficile en 29:52 de souffrance. Le plaisir n’était pas tellement présent, et je trouvais frustrant de courir à ce rythme.

En janvier 2010, nous avons quitté Granby pour vivre à Montréal. Cette décision impliquait aussi de se départir des deux voitures. J’allais me déplacer en transport en commun. Quand j’arrivais devant un escalier roulant défectueux, je devais monter les escaliers et c’était très pénible au niveau du cardio. J’étais un peu découragé. Je me suis alors inscrit au club les Vainqueurs. J’étais dans le groupe le plus lent, j’étais le seul homme et probablement le plus jeune. Pour l’égo, c’était très difficile. Mais 2010 fut une grosse année de course à pied en famille:

2010-10-17 Classique Du Parc La Fontaine: 5 km 00:25:27 00:25:13 M30-39  
2010-10-03 Demi-Marathon de Granby: 5km 00:25:24 00:25:24 M30-39  
2010-09-05 Marathon Oasis de Montreal: 5km 00:26:52 00:25:28 M30-34  
2010-08-18 Le 5km Endurance: 5 KM 00:24:55   M30-39  
2010-08-08 Défi Boréal Sainte-Anne-de-Bellevue: 5 KM 00:26:25   M30-39

J’avais réussi de peine et de misère à briser la marque de 25 minutes en début de saison, mais j’avais été incapable de reproduire l’exploit. Après cette belle saison, où j’éprouvais du plaisir, j’ai décidé d’affronter mon premier demi-marathon; le demi hypothermique que j’ai terminé en 1h54 44 secondes. J’ai eu pour plusieurs mois à récupérer de cette course.

En 2012, je n’ai fait que le 5km endurance avec un temps respectable de 24:44. Et c’est alors que 2013 fut une année importante. J’ai découvert le réseau Dailymile (Que je n’utilise plus). C’est à cet endroit virtuel que j’ai pu m’abreuver d’inspiration en regardant les gens qui s’entraînait pour des marathons! Sur un coup de tête, je me suis inscrit au marathon de Niagara Falls et j’ai utilisé le livre courir au bon rythme tel une bible de moine. Rapidement, j’ai gagné en vitesse en suivant à la lettre le plan d’entraînement. J’ai débuté avec l’idée de faire 4h, ensuite 3h45 et finalement 3h30. Le grand jour M. j’ai finalement conclu en 3h32.47 avec un énorme plaisir. Un beau moment partagé avec mes fils et ma femme. C’est à partir de ce jour que je me suis proclamer Marathonien!

Depuis ce temps, j’ai toujours continué à courir sur une base régulière, j’ai terminé 5 marathons et en ai abandonné un autre. J’ai fait un 60 km et maintenant, je cours le 5km en moins de 20 minutes comme au moment de mon adolescence. Je n’utilise presque plus la voiture, quatre jours par semaine, je cours 7 km pour me rendre au travail (Verdun-NDG; ça monte!) et 7 km pour revenir après le travail. Bref, la course à pied est devenu un mode de vie, au-delà du sport.

Pour s’améliorer, la recette est simple; il faut courir en s’amusant sur une base régulière, oublier de regarder sa montre et se laissez bercer par les endorphines qui nous saoule à volonté. Une drogue légale à consommer sans trop de modération. Il faut seulement faire attention pour écouter son corps afin d’éviter les blessures car un coureur qui ne court pas, ce n’est pas plaisant pour son entourage. 

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