100km pour fêter la St-Jean

En octobre 2013, je réalisais quelque chose qui à mes yeux était complètement inaccessible; devenir marathonien aux abords des chutes de Niagara Falls. Il était difficile de m’imaginer devenir marathonien, car j’étais une personne dépourvue de discipline. Et pour conclure 42.195km, il faut beaucoup de discipline pour être fin prêt. Bref, la journée du marathon n’est qu’une journée qui est le point culminant d’un cheminement, parfois c’est une bonne journée et parfois c’est le contraire. Mais depuis ce projet, j’ai appris à devenir très discipliné pour atteindre mes objectifs.

Et puis en novembre dernier, j’ai fait le 60km de Trans-Montréal. Je devenais alors ultra-marathonien, non sans douleur. Mais je pouvais ajouter ce fait d’armes à mon CV de coureur. À ce moment, je me disais (très sérieusement) que je n’allais pas faire de distances plus longues. Hmmm… mais rapidement, tel un toxicomane en manque d’euphorie, les endorphines au repos me réclamaient un excès de kilomètres pour dépasser les limites de mon propre corps!

J’hésitais à m’inscrire au 100km du MRSQ, mais en regardant la date du 24 juin pour le rassemblement du départ, j’ai eu une pensée pour mon beau-frère, mon ami, qui nous a quittés à la St-Jean de l’année précédente, âgé d’à peine 52 ans, d’un infarctus imprévisible. Je me suis donc lancé le défi de courir le 100km pour honorer sa mémoire. Je le fais sans attente de temps, la seule attente qui m’habite, c’est de gravir le Mont-Royal pour réclamer ma médaille au chalet.

En 2014, j’avais accompagné Jacques et Élise alors qu’ils terminaient leurs 50 km dans la montagne. À cette époque, je les regardais comme des surhumains, je trouvais incroyable de les voir courir sur le Mont-Royal avec plus d’un marathon dans les jambes. C’était incroyable de les voir. Jamais je n’aurais imaginé me retrouver dans le MRSQ, et encore moins dans l’épreuve du 100 km.

Et comment est-ce que je me sens en cette St-Jean-Baptiste, à l’aube de m’élancer pour la plus longue course de ma vie? Je dirais que je suis moins stressé que lors de mon premier marathon, car je connais davantage comment mon corps réagit face aux kilomètres. Je sais que je vais avoir mal, mais je suis prêt et j’ai hâte de dépasser mes limites. Ce qui m’inquiète le plus, ce ne sont pas les 100 km, mais bien le manque de sommeil (car nous débutons à minuit), et la digestion, car je n’aurai pas le choix de manger pour me rendre au bout.

Mais j’approche le MRSQ comme une ballade entre amis. J’ai prévu courir la distance avec Éveric, et j’imagine que je vais aussi croiser d’autres gens. À mes yeux, ce n’est pas une course, mais un moment pour dépasser mes propres limites.

Mais qu’est-ce que le MRSQ? Le MRSQ est un ultra marathon qui se déroule à Montréal. Il s’agit d’une course de type « Fat ass » de 50 km ou 100 km qui se termine au Chalet du Mont-royal. Le départ du 50 km se déroule à Beaconsfield à 6h du matin, le 25 juin. Alors que le départ du 100 km a lieu au Chalet du Mont-Royal à MINUIT le 24 juin. Lampes frontales en action, les coureurs descendront le Mont-Royal pour se diriger jusqu’à Papineau afin d’emprunter le Pont Jacques-Cartier, avant de descendre sur l’île pour se diriger au canal Lachine avant de se diriger à Beaconsfield. Et bien sûr, il faut revenir au Mont-Royal pour réclamer sa médaille.

Voir le parcours ici : http://www.questmontroyal.com/parcours.html

Le MRSQ (THE MOUNT ROYAL SUMMIT QUEST) fut créé en 2003 par Peter Collins avant d’être dirigé par Markus Wiaderek pour ensuite être pris en charge par Pierre Faucher en 2012. Et je peux vous dire que Pierre travaille très fort pour nous partager sa passion de l’ultra par cet événement. Il est un directeur de course très actif qui inspire par ses propres performances.

Pour les résultats des années précédentes : http://www.questmontroyal.com/reacutesultats.html

Pour la course, je vais me déplacer avec mon sac de Ultimate Direction «Fast pack 15», chargé de piles portatives pour alimenter mon cellulaire qui devrait permettre de me suivre en temps réel par un lien qui sera partagé sur mon Facebook. C’est un test que je fais, et j’ai hâte de voir le résultat. Disons que ça va aider ma femme pour savoir où je suis rendu quand elle va se lever. Et mes pieds seront chaussés par mes Math Sport bleu de la première génération, car mes roses de la seconde génération sont trop neufs pour s’attaquer à la distance.

Bonne Saint-Jean à tous, moi je m’en vais me coucher!

 

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